lux Orphée
Edward Bellamy   
C’était demain
Édition présentée et annotée par Normand Baillargeon et Chantal Santerre

Chef-d’oeuvre d’idéalisme, roman culte, grand classique de la littérature américaine, C’était demain d’Edward Bellamy a été traduit en plus de 20 langues et est l’un des romans les plus lu du XXe siècle. Introuvable depuis plusieurs années en français, cette utopie économique publiée en 1888 a façonné le style de la littérature d’anticipation.

Extraordinaire évocateur des mythes fondateurs américains, Edward Bellamy livre dans C’était demain la vision d’une société humaniste, où un jeune homme prospère, Julian West, est mystérieusement transporté du XIXe au XXIe siècle, d’un monde de guerre et de conflits à un univers de paix et d’abondance : dans le Boston où il s’éveille prévalent l’harmonie, la coopération, la justice et la démocratie—aussi bien sociales qu’économiques—, le plein emploi et la prospérité.

Avec l’aide du docteur Leete, de sa femme et de leur fille, Edith, Julian West va peu à peu découvrir et apprivoiser le nouveau monde où il revient à la vie, et comment, d’étonnements en émerveillements, il va peu à peu comprendre ce qu’avait de désespérément inhumaine la société qu’il a quittée et apprendre à aimer celle qu’il découvre.

Traduit par Paul Rey, on trouvera ici une substantielle introduction de Normand Baillargeon et Chantal Santerre, le « Post-scriptum sur les avancées du progrès du monde », de Bellamy, ainsi que la célèbre « Allégorie du réservoir » tirée de Equality (1897)—la suite de C’était demain.

Edward Bellamy (1850–1898) est journaliste et auteur américain. Il est connu du grand public pour l’engouement sans précédent déclenché par la publication de C’était demain. Seuls La Case de l’oncle Tom et Ben Hur ont été vendus à un plus grand nombre d’exemplaires. Devenu immensément célèbre, Bellamy sera considéré par bien des gens comme une sorte de prophète. Quelque 150 Bellamy Clubs seront créés un peu partout aux États-Unis, afin de diffuser son message et de discuter ses idées.
Écouter Normand Baillargeon en entrevue avec Joël LeBigot à Samedi et rien d’autre, sur les ondes de la Première chaîne de Radio-Canada.
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C'était demain
Parution : 08/03/2007
ISBN : 978-2-89596-048-5
272 pages
14 x 21 cm
23.70 $
Revue de presse
- Consulter C'ÉTAIT DEMAIN: NOUS UTILISONS ENCORE LE PARAPLUIE Gautier Langevin Lecteurs.ca, avril 2007
- Consulter Le libraire, mai-juin 2007
- Consulter Fiction politique Elsa Pépin Le Devoir, samedi 21 avril 2007
- Consulter Le monde moderne expliqué à un revenant CultureHebdo.com, mars 2007
C'ÉTAIT DEMAIN: NOUS UTILISONS ENCORE LE PARAPLUIE

Le 26 mars dernier, les électeurs du Québec ont élus un gouvernement libéral minoritaire, avec une opposition adéquiste…

Il y a 120 ans, un journaliste de Boston publiait un des premiers romans d’anticipation, intitulé Looking Backward, 2000 to 1887, dans lequel la société américaine de l’an 2000 a tout naturellement abandonnée le capitalisme pour construire un monde égalitaire où chaque homme est égal en droit, en devoir mais aussi en propriété. Écrit à l’heure où les combats pour la syndicalisation faisaient rage aux États-Unis, Looking Backward est avant tout un document historique très intéressant pour s’informer sur les aspirations de nos ancêtres. Dire qu’à l’époque, un parti politique prônant la construction de cette utopie avait récolté un million de voix aux élections américaine de 1892!

Le récit devient particulièrement troublant lorsque le personnage principal, un homme du XIXième siècle « mystérieusement transporté » (sic) dans le XXième, décrit les injustices de son époque révolue. On croirait qu’il parle d’aujourd’hui.

Une des comparaisons qui aide le mieux à comprendre la différence entre ce XXième siècle de Bellamy et le nôtre, est celle où l’on oppose la conception d’un immense parapluie qui couvre toute la population à l’extérieur lorsqu’il pleut, aux multiples parapluies qui s’ouvraient en même temps lors d’un orage au XIXième siècle…

120 ans plus tard, nous éclaboussons toujours les autres avec nos parapluies, mais Normand Baillargeon a tout de même décidé d’éditer ce superbe document en français, aux éditions Lux. Un must.

Gautier Langevin
Lecteurs.ca, avril 2007
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En l’an 2000, le docteur Leete s’attelle à faire des travaux dans sa maison de Boston. Mais quelle n’a pas été sa surprise de découvrir une pièce secrète ! Encore plus étonnant, il découvre un jeune homme qui y est assoupi depuis… 113 ans ! Il avait été hypnotisé à la fin du XIXe siècle et s’éveille dans un monde qu’il n’aurait jamais imaginé possible. Alors qu’il vivait au sein d’une époque sombre et ultra-capitaliste, tourmentée par des interminables conflits syndicaux, il se retrouve dans une société où le partage équitable des richesses et la démocratie sont rois. Utopique, C’était demain a été publié en 1888 et est considéré comme un roman phare de la littérature d’anticipation. Longtemps introuvable en français, il est de nouveau disponible.
Le libraire, mai-juin 2007
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Fiction politique

Edward Bellamy, un visionnaire proche de nous

Ce roman d’anticipation fait partie des oeuvres phares de l’utopie, un genre littéraire fréquenté par de nombreux auteurs depuis La République de Platon. Pour Edward Bellamy, écrivain-journaliste né à Boston en 1857 au coeur d’une Amérique post-révolutionnaire aux prises avec ses premières luttes ouvrières et une crise économique sans précédent, l’anti-monde sert tout à la fois de laboratoire à une société idéale et de puissant instrument de critique contre l’individualisme.

L’histoire? Julian West s’endort en 1887 et se réveille en l’an 2000 dans une ville transfigurée, un paradis d’ordre, de bonheur et d’équité. Il atterrit chez le docteur Lette qui lui révèle les fondements de cette société idéale dans un exposé d’une rhétorique implacable. La misère et l’égoïsme propres à la société industrielle de la fin du XIXe siècle ont fait place à l’abondance et à l’égalité grâce à une révolution radicale mettant le désintéressement à l’avant-plan.

Excellent vulgarisateur, Bellamy imagine un monde idéal qui répond à un idéal humaniste séduisant, mais fait aussi frémir aujourd’hui après les terribles dérives communistes du XXe siècle. Il propose une militarisation du travail et un marché unique contrôlé par l’État. S’ensuivent l’abolition des guerres, des salaires et de la législation et une harmonie qui repose sur le volontarisme et la solidarité sans faille d’hommes au pacifisme inné.

Bien que cet âge d’or puisse paraître naïf, l’auteur a le courage d’offrir des solutions crédibles et fonde sa rhétorique sur des images concrètes et évocatrices. On retient celle de l’immense auvent imperméable déployé sur la ville, qui supplée au parapluie individuel et caractérise l’avènement de la société de coopération. Une histoire d’amour se profile aussi entre Julian West et la fille du docteur, avec un mystère révélé au terme de l’oeuvre. Cette rencontre entre deux êtres qu’un siècle sépare illustre le choc des âges et plonge le héros dans une angoisse existentielle qui ajoute une dimension tragique au récit.

C’était demain est un miroir qui nous fait grimacer parce qu’il date de plus de cent ans et qu’il reste tout de même d’actualité. Bellamy avait du cran et de bonnes intuitions quant aux risques courus à la suite de l’avènement de l’individualisme. Quant aux dangers du socialisme, seul notre siècle peut en témoigner.

Des pronostics de nos prédécesseurs à l’état actuel de notre société se révèle la vision d’un progrès tantôt noir, tantôt doré. Orwell a prédit le totalitarisme dans 1984; d’autres, comme Edouard Bellamy, ont imaginé un âge d’or demeuré fictif jusqu’à ce jour. Le retentissement de C’était demain fut cependant considérable dans l’histoire du socialisme, du syndicalisme et des mouvements progressistes américains.

L’intérêt de lire aujourd’hui ce classique américain publié en 1888 tient autant à la prophétie de l’auteur qu’à la comparaison possible entre ses rêves et les nôtres. C’était demain, traduction française de Looking Backward, est offert dans une nouvelle édition présentée par Normand Baillargeon et Chantal Santerre.

Elsa Pépin
Le Devoir, samedi 21 avril 2007
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Le monde moderne expliqué à un revenant
Edward Bellamy n’aura vécu que quarante-huit ans (1850–1898) mais cet américain nous aura légué au moins, sinon un chef-d’oeuvre un petit bijou de livre d’anticipation. En effet, C’était demain figurait lors de sa sortie comme un des romans les plus lus du XIXème siècle. Il narre le retour à la vie d’un être qui a sommeillé durant cent treize ans et qui venant d’un milieu pauvre atterrit dans la famille aisée du docteur Leete à Boston. Son hôte lui explique à Julian West ce qu’est maintenant le monde. C’est comme un prétexte pour décortiquer les mécanismes de fonctionnement de la société moderne. C’est quasiment un cours abrégé de sociologie et d’économie. La preuve ? C’est qu’il y a plein de renvois. Le médecin va entre autres décrire comment fonctionne cette nouveauté, le crédit disponible à tous. C’est instructif en diable.
CultureHebdo.com, mars 2007
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Réalisation : William Dodé - www.flibuste.net - Graphisme : Charlotte Lambert