Nouvelles
La rentrée littéraire de Lux Éditeur, hiver 2013
Lux Éditeur publiera neuf nouveaux titres à l’hiver et au printemps. Le premier de ces titres paraîtra le 10 janvier. Il s’agit d’un vigoureux essai d'Alain Deneault intitulé « Gouvernance ». Le management totalitaire. Le mot « gouvernance » est entré dans les mœurs sans crier gare, à tel point qu’il a acquis la force d’une évidence. Évoquée aujourd’hui à toute occasion et de tous bords de l’échiquier politique, sa plasticité opportune tend à remplacer les vocables pourtant éprouvés de la politique. Simple effet de mode ? Absolument pas. Ce maître mot du new public management, forgé par les technocrates de Margaret Thatcher, annonce en réalité le projet d’assimiler le fonctionnement de l’État à celui de l’entreprise, signant ainsi l’arrêt de mort de l’administration publique. Ce coup d’État conceptuel travestit avec succès la sauvagerie néolibérale en modèle de « saine gestion » : dérèglementation de l'économie, privatisation des services publics, clientélisation du citoyen et mise au pas des syndicats... c’est désormais cela gouverner. En 50 courtes prémisses sur la gouvernance, Alain Deneault dénonce l’incurie intellectuelle de cette révolution de palais qui s’opère trop souvent dans l’indifférence généralisée.
On a découvert, cet automne, que les riches du Québec souffraient d’angoisse fiscale. Or, quand les riches sont pris d’anxiété, la société entière se précipite à leur chevet ! Pourquoi ? Parce que de leur fortune dépendrait celle de tous. Mais est-ce vrai ? Paraîtra le 11 avril, Les milliardaires, une enquête de la journaliste canadienne Linda McQuaig qui détruit le mythe selon lequel l’accumulation privée de la richesse est garante de la prospérité collective. Linda McQuaig démontre au contraire que les grandes fortunes privées nuisent à la bonne marche de l’économie. Cela s’observe partout et en tout temps : du moment où le prestige des riches s’accroît, ils pèsent trop lourd dans la balance du pouvoir provoquant de dangereux déséquilibres politiques, économiques et moraux.
On trouvera en librairie le 7 février Démocratie. Histoire politique d’un mot, de Francis Dupuis-Déri. Le mot « démocratie » est aujourd’hui si populaire que toutes les forces politiques semblent s’en réclamer. Quelle surprise, alors, de constater que les « pères fondateurs » des soi-disant démocraties modernes associaient cette idée au chaos, à la violence et à la tyrannie des pauvres ! Comment expliquer un tel revirement de sens ? S’appuyant sur une large sélection de pamphlets, manifestes, déclarations publiques, articles de journaux et lettres personnelles, Francis Dupuis-Déri remonte le fil de l’histoire des États-Unis et de la France afin d’éclairer les mobiles et les causes de cette récupération du terme « démocratie » par l’élite du pouvoir.
Lux Éditeur se spécialise dans l’histoire sociale et politique des Amériques et publiera cet hiver trois titres sur le sujet. Le 4 avril, sortira en librairie une véritable histoire populaire de l’Amérique latine, de sa conquête jusqu’aux années 1980, avec la trilogie Mémoires du feu du grand écrivain uruguayen Eduardo Galeano. Ce livre, souligne son auteur, « est une tentative de sauver la mémoire vive du continent, dans toutes ses dimensions, ses couleurs, ses odeurs, ses douleurs ». Une véritable contre-histoire, écrite avec style, une grande sensibilité et une grande intelligence des faits. Le 2 mai paraîtra Howard Zinn. Une vie à gauche, de Martin Duberman. Il s’agit de la biographie de l’historien Howard Zinn (1922-2010), homme de pensée et d’actions, une des plus importantes voix de la gauche américaine au XXe siècle. La vie de cet historien de la résistance nous plonge tour à tour dans la Seconde Guerre mondiale, la lutte contre la ségrégation raciale, l’opposition à la guerre du Vietnam... aussi bien dire au cœur des combats pour la liberté aux États-Unis. Paraîtra également, le 14 février, Mémoires de l’Amérique septentrionale du baron de Lahontan, une histoire naturelle et morale de la Nouvelle-France, en particulier des peuples autochtones vivant sur ce territoire. À travers ce portrait des « Sauvages éclairés », Lahontan procède à une critique des orthodoxies européennes de l’époque.
Pas un grand quotidien n’a manqué de le souligner au printemps dernier : le Québec aurait été menacé par d’obscurs anarcho-communistes pendant la grève étudiante. Cela fit sensation et on frémit dans les chaumières. Mais qu’en est-il réellement des anarchistes au Québec ? Pour avoir une réponse à cette question, il faut lire Nous sommes ingouvernables, un ouvrage collectif sur les pratiques, les valeurs et les idées des anarchistes québécois. Les textes de ce livre ont été réunis et présentés par Rémi Bellemare-Caron, Émilie Breton, Marc-André Cyr, Francis Dupuis-Déri et Anna Kruzynski.
Robert Comeau, Yvan Carel et Jean-Philippe Warren présentent et coordonnent un ouvrage collectif sur l’histoire de la violence politique des années 1960 et 1970 en Amérique et en Europe. Violences politiques sera en librairie le 25 avril. Finalement, paraître le 10 janvier, Des citoyens aux seigneurs. Une histoire sociale de la pensée politique de l’Antiquité au Moyen Âge, de Ellen Meiksins Wood.
Rentrée littéraire québécoise de Lux, hiver 2012
CONTACT PRESSE : Mark Fortier, presse@luxediteur.com, Tel : 514.750.5620
Lux Éditeur publiera cet hiver six nouveaux titres. Cette rentrée littéraire sera marquée par la parution, le 16 février, de La liberté de Corker de l’écrivain britannique John Berger. Traduit pour la première fois en français, ce roman est un drame en quatre actes qui commence dans un bureau du sud de Londres et finit dans un salon de thé près de Hyde Park. Intrigue, rebondissements, satire… on y trouve tous les ingrédients du roman classique. Pourtant, ce livre est résolument moderne. John Berger y évoque le mystère de ses personnages non seulement en relatant leurs faits et gestes, mais surtout en faisant résonner tout haut leur pensée. Il en ressort un récit à plusieurs voix, humbles ou fortes, haletantes, inquiètes, qui donnent toutes à imaginer l’insaisissable existence de ces êtres. Que l’on décide de voir en Corker un « vieux malin » ou un « putain d’idéaliste », ce livre est à lire comme un conte philosophique ironique et incisif sur la liberté. John Berger, écrivain prolifique, scénariste, peintre et critique d'art, n’a jamais dissocié ses activités de son engagement politique. Auteur d’une trentaine d’ouvrages, il a reçu le Booker Prize en 1972 pour son roman G.
Lux Éditeur publiera en février et mars deux auteurs américains qui, à 50 ans de distance, portent un regard critique sur le désastre culturel de la société de consommation et le capitalisme américain. Le 13 février paraîtra Le triomphe de l’image : une histoire des pseudo-événements en Amérique, de l’historien Daniel J. Boorstin. Paru en anglais en 1962, ce livre est considéré aux États-Unis comme un classique de l’histoire des relations publiques. Jean Baudrillard et Guy Debord se sont appropriés sa thèse centrale, à savoir que de nos jours les images se substituent à la réalité.
Chris Hedges, essayiste et ancien correspondant de guerre du New York Times, observe pour sa part, dans L’empire des illusions, qu’une culture incapable de distinguer les apparences de la réalité se condamne à mourir. Or, soutient-il, cette menace est bien réelle aux États-Unis. La réputation de Chris Hedges comme journaliste et activiste n’est plus à faire dans ce pays. Collaborateur de nombreux journaux, tels que le New York Times, Christian Science Monitor et The Dallas Morning News, il a reçu le prix Pulitzer pour ses reportages sur le terrorisme. Ses essais sur le militarisme américain et la crise morale des États-Unis ont connu un grand succès. Il est aujourd’hui impliqué dans le mouvement Occupy Wall Street. L’empire des illusions, paru en anglais en 2009, sera en librairie à la fin du mois de mars.
En politique, rappellent Edward S. Herman et David Peterson dans Génocide et propagande, les mots ne sont jamais innocents. Cet essai, qui paraîtra le 9 février, propose une fine analyse de l’usage des termes « massacre », « bain de sang » et « génocide » dans les relations internationales. Ces notions sont devenues essentielles à la justification des interventions militaires occidentales, que ce soit au Kosovo, en Bosnie-Herzégovine, en Irak ou en Libye. En étudiant de manière rigoureuse les discours officiels et les médias, les auteurs démontrent que ces termes sont principalement utilisés pour qualifier les agissements de pays qui, d’une manière ou d’une autre, heurtent les intérêts des États-Unis et de leurs alliés. Edward S. Herman est professeur émérite de finance à la Wharton School (University of Pennsylvania). David Peterson est un journaliste d’enquête indépendant basé à Chicago.
Paraîtra le 17 janvier Une amitié improbable, la correspondance entre Jean-Marc Piotte et Pierre Vadeboncoeur. Celle-ci couvre une décennie, celle des années 1960, sans doute la plus effervescente du Québec contemporain. Compte tenu de l’appartenance des deux écrivains à des générations que tout opposait, leur rapprochement correspond à un état de grâce imprévu, et c’est ce qui lui donne toute son intensité. Paraîtra, finalement, le 12 janvier, À la recherche des Mayas, de l'archéologue Victor W. von Hagen.
Lux sera au salon du livre près de chez vous en mars, avril ou mai. Consultez la liste!
Dans les mois qui viennent, Lux participera aux salons du livre suivant:
Foire du livre de Bruxelles
Stand Québec édition
1er au 5 mars 2012
Tour & Taxis
http://www.flb.be/
Salon du livre de l’Outaouais
1er au 4 mars 2012
Palais des congrès de Gatineau
http://www.slo.qc.ca/
Salon du livre de Paris
Stand Québec édition
16 au 19 mars 2012
Porte de Versailles – Pavillon 1
http://www.salondulivreparis.com/
Salon du livre de Trois-Rivières
29 mars au 1er avril 2012
Centre des congrès de l’hôtel Delta
http://www.sltr.qc.ca/
Salon international du livre de Québec
11 au 15 avril 2012
Centre des congrès de Québec
http://www.silq.ca/
Salon du livre de la Côte-Nord
26 au 29 avril 2012
Sept-Îles
http://www.salondulivrecotenord.com/
Salon du livre anarchiste de Montréal
19-20 mai 2012
Centre d’éducation populaire de la Petite-Bourgogne et de St-Henri (CEDA)
2515, rue Delisle, Montréal
http://www.salonanarchiste.ca/
Salon du livre de l’Abitibi-Témiscamingue
24 au 27 mai 2012
Rouyn-Noranda
http://www.slat.qc.ca/
La rentrée littéraire québécoise de Lux Éditeur, automne 2011
Lux Éditeur publiera cet automne huit nouveaux titres. Cette rentrée littéraire sera marquée par la parution, le 9 novembre, d’Un très mauvais ami, du cinéaste Pierre Falardeau. Ce livre est composé de la correspondance que ce dernier a entretenue pendant près de 40 ans avec son ami le peintre hollandais Léon Spierenburg. Cette correspondance se lit comme un journal personnel. Pierre Falardeau y parle en toute franchise de son cinéma, de ses combats, de ses passions, de ses amours, de ses amitiés, et enfin, surtout, de ses idées. Cette correspondance, écrite en anglais, est traduite et présentée par Jean-François Nadeau, directeur de pages culturelles du Devoir.
Paraîtra le 2 novembre un livre plus nécessaire que jamais : Petit cours d’autodéfense en économie, l’abc du capitalisme, de l’économiste Jim Stanford. Mystérieuse et confuse, l’économie semble souvent hors de la portée du citoyen normal, qui paie pourtant les frais de ses crises. Jim Stanford, en démystifiant les rouages du capitalisme avec soin, relève le défi de démontrer qu’il est à la portée de tous d’en comprendre le fonctionnement. Écrit avec intelligence, un sens pratique aiguisé et des synthèses claires, ce livre est illustré par Charb, dessinateur satirique et directeur du journal Charlie Hebdo. Le livre est présenté par Éric Pineault, professeur de sociologie économique à l’UQAM.
Paraîtra le 14 septembre Les voix du temps d’Eduardo Galeano. Alliant chronique et poésie, conte et manifeste, les histoires brèves et infiniment justes de ce livre s’assemblent pour faire entendre ceux que le vrombissement des machines du pouvoir a trop souvent fait taire. Galeano est un écrivain uruguayen mondialement reconnu pour ses analyses clairvoyantes de l’histoire contemporaine.
Éric Martin et Maxime Ouellet publieront le 5 octobre un essai percutant qui dénonce le tournant mercantile que l’élite québécoise souhaite faire prendre aux universités. Université inc., des mythes sur la hausse des frais de scolarité et l’économie du savoir, dénonce la hausse des frais de scolarité annoncée dans le dernier budget Bachand, en démontrant qu’elle repose sur des chiffres tronqués, des justifications vaseuses et, surtout, une conception absolument vulgaire de la culture et des institutions d’enseignement. Cet essai est accompagné de textes de Guy Rocher, Lise Payette, Victor Lévi-Beaulieu et Omar Aktouf, dans lesquels ces personnalités se prononcent contre l’actuelle transformation des universités.
Le 17 août paraîtra chez Lux Pourquoi je ne suis pas chrétien du philosophe anglais Bertrand Russell. Ce texte, présenté par Normand Baillargeaon, est composé de trois essais qui s’en prennent aux thèmes phares du christianisme en matière de mœurs. Ils y sont bien sûr l’objet d’une critique férocement éclairée.
À ne pas manquer également cet automne, la sortie en novembre d’Un profond sentiment d’injustice de l’historienne Beverly Boissery. Ce livre raconte un fait méconnu de notre histoire : l’exil en Australie des Patriotes de 1837-1838.
Jean-François Nadeau reçoit le prix Richard-Arès pour son ouvrage Adrien Arcand, führer canadien
Le prix Richard-Arès récompense l’auteur du meilleur essai publié au Québec au cours de l’année qui vient de s’écouler.
Voici un extrait l’allocution de Robert Comeau, membre du jury, lors de la cérémonie qui se tenait le mardi 14 juin, à la maison Ludger-Duvernay à Montréal.
« Comme vous le savez, le prix Richard-Arès est attribué chaque année depuis 1991 par la Ligue d’action nationale à l’auteur d’un essai publié au Québec qui témoigne d’un engagement à éclairer nos concitoyens sur les grandes questions d’intérêt national.
[...]
L’ouvrage que le jury a retenu cette année et qu’il m’a chargé de présenter est celui de Jean-François Nadeau, qui a pour titre Adrien Arcand, führer canadien . Il est publié chez Lux éditeur en 2010 et une deuxième édition revue et corrigée vient tout juste de paraitre en janvier 2011.
Ce gros ouvrage de 400 pages est une biographie étoffée, détaillée, bien documentée et de lecture agréable, d’un personnage rébarbatif, antisémite jusqu’à la fin de sa vie et attaché à des ignominies que l’on n’aime guerre évoquer, comme le souligne l’auteur.
[…]
Nadeau, qui est à la fois historien et politologue, sait raconter et expliquer l’histoire d’un homme et son milieu, en faisant des liens avec ce qui se passe en même temps dans le monde. […] Il peut même donner le goût à certains jeunes de s’intéresser à notre histoire nationale, avec toutes ses contradictions et ses dérives.
[…]
En conclusion, à travers l’histoire d’Arcand et de ces partisans d’Hitler au pays, Jean-François Nadeau a réussi à nous dessiner une tranche de l’histoire du Canada et du Québec que plusieurs préfèrent encore oublier. Il faut souligner sa persévérance d’avoir fouillé toutes ces archives et journaux et d’avoir consacré tout ce temps à lire ces nombreuses correspondances, mais aussi pour le courage d’écrire une histoire accordant toute l’importance au politique, en ces temps où les historiens universitaires ne semblent pas empressés à la développer.
Avec les autres membres du jury, il me fait donc plaisir d’accorder ce prix à un intellectuel qui a consacré déjà beaucoup de temps de sa vie, devrais-je dire de sa jeunesse, à l’écriture et à la promotion de l’histoire du Québec, en acceptant d’affronter certains courants ou sensibilités qui préféreraient peut-être un historien moins dérangeant. Nous voulons ainsi reconnaître la qualité et la pertinence de cet ouvrage, qui, on le souhaite, s’inscrit dans une œuvre encore loin d’être terminée, particulièrement nécessaire en ces temps de conservatisme. »
Robert Comeau,
Membre de la Ligue d’action nationale
Professeur associé, département d’histoire, UQAM
Rentrée littéraire hiver 2011
La rentrée littéraire de Lux sera marquée en janvier par la publication du tout dernier livre de Noam Chomsky, Futurs proches Liberté, indépendance et impérialisme au XXIe siècle. Dans ce livre, empreint d’un sentiment d’urgence, Noam Chomsky dresse l’inventaire des horizons possibles, « menaçants » ou « exaltants », de ce jeune XXIe siècle. Il analyse avec finesse les événements politiques des dernières années, dont la présidence d’Obama et l’essor du populisme de gauche en Amérique latine (Chavez, Lula, Morales). Chomsky, fidèle à lui-même, met à nu l’impérialisme américain et montre que pour les peuples qui en font les frais, l’indépendance politique et l’État demeurent le plus solide rempart pour la défense de leur liberté.
Paraîtra également en janvier Il y a trop d’images, du cinéaste Bernard Émond. À l’origine de cet essai se trouve l’interrogation suivante, importante pour un cinéaste : dans une vie encombrée de milliards d’images futiles et triviales, comment trouver la force de s’appliquer à voir, à voir derrière, à voir au-dessus des choses, à voir ce qui ne se voit pas du premier coup d’œil? À ces questions, Bernard Émond offre des réponses qui opposent au vide qui nous menace l’irréductible présence des valeurs fondamentales de notre commune humanité. Il marche ainsi dans les pas du Pasolini des Écrits corsaires, tant par son esprit de sérieux que par son appel à la résistance.
En février, Lux publiera une étude sociologique dont le besoin se fait cruellement sentir : La chasse aux Musulmans, de la politologue canadienne Sherene Razack. Dans cette étude, l’auteure expose les stéréotypes souvent grotesques que la guerre contre le terrorisme a forgés pour à la fois pourchasser les Musulmans en Amérique ou en Europe et les sauver en Irak ou en Afghanistan. On y découvre que si la sécurité nationale est un enjeu sérieux, elle est aussi la source de dérives institutionnelles dangereuses.
C’est avec grand bonheur que Lux lancera en avril De remarquables oubliées, de Serge Bouchard et Marie-Christine Lévesque. Le premier tome de cette galerie de portraits est consacré exclusivement à des femmes d’exception qui ont marqué l’histoire de l’Amérique du Nord. Ce livre présente des personnages méconnus et pourtant exemplaires par leur courage et leurs exploits. À travers la vie de Françoise-Marie Jacquelin, guerrière acadienne du XVIIe siècle, la tragédie de Marie-Josèphe Angélique, esclave noire de la Nouvelle-France, ou le militantisme anti-esclavagiste de Mary Ann Shadd Cary, c’est tout un pan de l’histoire de l’Amérique que ce livre met en scène.
Lux publira également en avril le dernier livre de l’historien américain Howard Zinn, sorti en anglais tout juste après la mort de son auteur en 2009. La bombe est une critique historique des bombardements aériens que pratiquent massivement les États-Unis depuis la Seconde Guerre mondiale. L’historien développe cette réflexion à partir de l’expérience personnelle qu’il a eue dans les bombardiers au cours de ce conflit, et nous fait un rappel salutaire des mobiles essentiellement politiques qui ont justifié l’usage de la bombe atomique au Japon en 1945.
La rentrée littéraire de Lux en France
Lux Éditeur fait son entrée sur le marché de l'édition en France avec un tout nouveau distributeur : Harmonia Mundi. Lisez à ce sujet un dossier complet paru sur dans Le Courrier de Genève.
