Une « révolution culturelle » capitaliste

Publié le 1 juin 2004, dans Revue de presse

Pour les entreprises des États-Unis, la grande tâche durant les années 90 fut de créer un véritable consensus autour de leurs activités de plus en plus destructrices en termes sociaux.

C’est ce processus de légitimation que décrit Thomas Frank dans son ouvrage Le marché de droit divin. L’élément clé dans cette conquête des esprits a été l’élaboration par des entrepreneurs, des idéologues ou des universitaires d’un « populisme de marché ». Renversant la réalité, cette conception a fait du marché, couplé à l’Internet, l’instance suprême pour la démocratie au moment même où les mécanismes de la démocratie politique sont de plus en plus enrayés.

Contre cette récupération des idéaux progressistes au service du marché, Thomas Frank appelle à la constitution d’un véritable contre-pouvoir qui tende à l’instauration d’une démocratie non seulement politique mais aussi économique.

Christian Brouillard, À bâbord!, été 2004

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