Livre Un profond sentiment d’injustice

Un profond sentiment d’injustice

  • La trahison, les procès et la déportation des rebelles du Bas-Canada en Nouvelle-Galles-du-Sud après la rébellion de 1838
  • Traduit de l’anglais par Michel de Lorimier
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ISBN : 9782895961246

Collection : Mémoire des Amériques

496 pages

Parution en Amérique du Nord : 17 novembre 2011

Qté. :Quantité 1
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En 1839, 58 hommes quittent Montréal pour la colonie pénitentiaire de la ­Nouvelle-Galles-du-Sud, à l’est de l’Australie. La plupart d’entre eux n’ont jamais quitté leur paroisse natale. Ce sont des citoyens ordinaires qui, entraînés dans le maelström politique de la rébellion de 1838, ont été condamnés à l’exil.

Cette sentence a suivi les soulèvements de l’année 1838, qui a vu des milliers de personnes tenter de renverser la domination coloniale anglaise. Les révoltes furent brutalement réprimées. Douze hommes furent pendus, d’autres virent leur peine commuée en exil à perpétuité. Ces procès furent une vaste mascarade, véritable démonstration de force par l’ordre établi. Alors que la plupart de ces hommes étaient illettrés et ne parlaient pas l’anglais – la langue de la Cour –, on les somma de se défendre eux-mêmes. Le tribut à payer fut terriblement élevé pour les rebelles : la confiscation de l’ensemble de leurs propriétés par la Couronne et la déportation de l’autre côté de la Terre, littéralement. Une fois en Australie, l’humiliation ne connut pas de trêve : prisonniers considérés comme le rebut de leur peuple, ils furent sans relâche mis à mal, même si, au fil des années, ils réussirent par leur intégrité à gagner le respect des habitants de Sydney.

S’appuyant sur les archives juridiques de cette période agitée, mais aussi sur les journaux et témoignages de certains déportés, Un profond sentiment d’injustice nous mène avec brio sur les pas de ces hommes meurtris. De l’effervescence de la bataille aux bancs de la cour martiale, puis dans l’exil solitaire des terres australes, la dignité dont ils firent preuve nous touche encore aujourd’hui.

  1. Préface

    9
  2. Liste des sigles et abréviations

    15
  3. PREMIÈRE PARTIE. CONTEXTE DE LA RÉBELLION

    17
  4. 1. Les premières insurrections, automne 1837. Ils «voulaient des réformes et non la révolution»

    19
  5. 2. «Renverser le gouvernement de Sa Majesté»

    45
  6. DEUXIÈME PARTIE. TRAHISONS ET PROCÉS

    73
  7. 3. Fiasco à Châteauguay

    75
  8. 4. Napierville – «Vaincre ou mourir»

    105
  9. 5. De l’euphorie à la défaite à Beauharnois

    137
  10. 6. «Que le diable vous emporte, vous, votre reine et votre gouvernement»

    167
  11. 7. Abus, chiffres et actes de procédure

    193
  12. TROISIÈME PARTIE. DÉPORTATION ET VIE EN NOUVELLE-GALLES-DU-SUD

    223
  13. 8. «Voyage sur un navire du gouvernement»

    225
  14. 9. Sydney – «Jusqu’à hier un synonyme de honte»

    261
  15. 10. L’établissement de Long Bottom: «En français Long-Fond, une bien belle place»

    283
  16. 11. «Terre de mille peines»

    319
  17. QUATRIÈME PARTIE. LES CONCLUSIONS

    349
  18. 12. Les suites

    351
  19. 13. «Il faut toujours des victimes»

    377
  20. APPENDICES

    399
  21. Appendice A. Notices biographiques sur les déportés en Nouvelle-Galles-du-Sud

    401
  22. Appendice B. Interview de François-Maurice Lepailleur par un journaliste du Montreal Star

    409
  23. Notes

    415
  24. Bibliographie sélective

    473
  25. Remerciements

    489