Citoyennetés à vendre: Au marché des identités

Publié le 14 septembre 2016, dans Revue de presse

Atossa Araxia Abrahamian s’est entretenue avec Natalia Wysocka du journal Métro.

« Dans Citoyennetés à vendre, Atossa Araxia Abrahamian mène une fascinante et troublante enquête sur le marché mondial des passeports.

Atossa Araxia Abrahamian possède trois nationalités: celle de la Suisse, où elle a passé son enfance; celle du Canada, où elle est née ; celle de l’Iran, où habitaient ses parents d’origine russe et arménienne avant de partir étudier en Europe.

Inspirée par l’héritage de ce bagage international – et par “les lots de défis aussi bien personnels que politiques” qu’il a pu amener, la journaliste indépendante s’est lancée dans une enquête riche, fouillée, balancée, l’ayant entraînée jusqu’aux Comores et à Saint-Kitts-et-Nevis, où elle a rencontré tant des bradeurs de papiers que des personnes qui, de papiers, n’ont guère. “Je ne pense pas que c’est forcément quelque chose de mauvais qu’on puisse acheter ou vendre des passeports, note-t-elle dans un français impeccable. Ce qui l’est, c’est que ce n’est pas tout le monde qui puisse le faire.”

En effet, tandis que des millions de personnes se voient refuser cette possibilité, d’autres n’ont qu’à sortir leur portefeuille et à demander : “Combien vous voulez ?” Puis, à présenter la somme demandée pour obtenir un passeport tout frais tout neuf. Voilà !

Préoccupée par la question, dans Citoyennetés à vendre, l’auteure résidant désormais à New York s’interroge : “Être citoyen de quelque part, de n’importe où”, au fond, ça veut dire quoi ? »

Lisez l’entrevue ici.

Natalia Wysocka, Métro, 14 septembre 2016