La démocratie commence par le proche, le cas espagnol

Publié le 8 décembre 2016, dans Revue de presse

De la Puerta del Sol à Nuit debout, le passage de la forme-manifestation à la forme-occupation de l’espace public traduit selon le journaliste Ludovic Lamant « le même désir de communauté à l’œuvre face à l’ubérisation du monde du travail et à l’offensive du capitalisme absolu ». En Espagne, des maires et toute une « génération d’élus réinventent de fond en comble les pratiques politiques d’un pays ravagé par la corruption et les mesures austéritaires ». Le renouveau européen se fait par les initiatives locales, sources d’un « nouvel imaginaire politique ». Avec notamment à Barcelone la militante Ada Colau et à Madrid la juge antifranquiste Manuela Carmena, ces « villes rebelles » explorent de nouvelles façons de faire de la politique. Opposition aux expulsions immobilières, réhabilitaion des quartiers défavorisés, défense des langues régionales… c’est en fait la pression que les pouvoirs centraux imposent aux villes qui est contestée. Même si le passage reste difficile au plan national.

Nicolas Mathey, L’Humanité, 8 décembre 2016

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