Le Devoir, 27 octobre 2012

Publié le 27 octobre 2012, dans Revue de presse

Chris Hedges et le vide progressiste de l’Amérique
Michel Lapierre

Pourquoi le mouvement protestataire Occupy Wall Street, dont on a célébré à New York, le 17 septembre, le premier anniversaire, est-il sans idéologie explicite et sans leader ? De ce vide que plusieurs jugent digne des esprits libres, l’essai de Chris Hedges, La mort de l’élite progressiste, donne une explication éclatante. Il la trouve dans l’histoire de la gauche américaine modérée, ces « liberals » qui finirent par se vendre à « l’État-entreprise ».

Écrit juste avant la naissance d’Occupy Wall Street, le livre que Nicolas Calvé vient de traduire insiste sur le désarroi de « dizaines de millions » de travailleurs américains « dépossédés » et laissés à eux-mêmes. Leurs rêves de changements ne peuvent plus être éclairés, puis canalisés, par le contre-pouvoir des syndicats, des médias, du monde universitaire ou artistique et du Parti démocrate.

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