Ouest-France, 12 novembre 2012

Publié le 12 novembre 2012, dans Revue de presse

Doisneau raconté par son ami Pozner

2012, c’est l’année du centenaire d’un personnage hors du commun : Robert Doisneau le photographe. Son ami André Pozner se souvient et raconte ses années Doisneau. Ce sont aussi des années Prévert, car c’est chez Prévert avec qui il a écrit Hebdromadaires (1972) qu’ils se sont rencontrés. Ça a enchaîné sur une longue balade à trois dans le quartier de Montmartre, le poète en guise de modèle, Doisneau en reporter, Pozner photographiant la scène. Longue déambulation, bavardages du coq-à-l’âne. Les images sont reproduites dans le texte. Une bande de copains et la ville de Paris pour décor. Doisneau en photographe photographié. La suite a duré une vingtaine d’années, jusqu’à la mort de Doisneau en 1994, et les rencontres n’ont jamais cessé, dans les bistrots ou à Montrouge chez le photographe qui devenait de plus en plus célèbre mais ne changeait pas. C’est le portrait d’un artiste qui défrichait son chemin, et d’une certaine époque, l’après Mai 1968. L’amour et l’humour, et toujours la révolte d’un petit bonhomme souriant sous sa casquette de velours, qui haïssait l’injustice, et qui disait : « Il y a des moments où l’on travaille comme un barbare, avec un besoin quasi animal de faire des choses, sans raisonner. Ce sont des moments de grande créativité, comme on dit. »

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