La démocratie directe n’est pas utopique

Publié le 6 février 2013, dans Revue de presse
Dans Démocratie : histoire politique d’un mot aux États-Unis et en France, Francis Dupuis-Déri explore l’évolution de la démocratie depuis l’Antiquité et plaide en faveur d’une réelle démocratie directe. Malgré la prégnance de la démocratie représentative en Occident, il y aurait, à son avis, de l’espoir pour un changement de paradigme.

Un exemple concret de la possibilité d’une démocratie directe aujourd’hui, selon Francis Dupuis-Déri? La grève étudiante en 2012. Certains auront dit que la démocratie directe des étudiants aura créé dans ce cas-ci des moments chaotiques, du «tordage de bras». Cependant, M. Dupuis-Déri a remarqué que le gouvernement critiquait cette «démocratie directe» lorsque les étudiants votaient à nouveau pour la grève et ne la critiquait plus alors que les étudiants votaient pour un retour en classe.

La démocratie directe est donc possible : les mouvements de démocratie directe en Amérique du Sud, notamment à Porto Alegre, fonctionnent avec une grande efficacité. Le mouvement Occupy se réclame également d’une prise de pouvoir plus directe par les citoyens.

Plus on est de fous, plus on lit [Radio-Canada], 6 février 2013

Écouter l’entrevue de Francis Dupuis Déri sur le site de Radio-Canada