Polar métaphysique

Publié le 23 février 2003, dans Revue de presse
Polar métaphysique

Les critiques sont unanimes : La Femme qui boit, son premier long métrage de fiction, et ses documentaires sont chargés d’une rare intensité émotionnelle et marqués par l’humanité de son regard. Homme d’écriture (il a scénarisé tous ses films), le cinéaste Bernard Émond fait son entrée dans le monde des lettres avec un polar métaphysique, 20h17, rue Darling, qui confirme l’intérêt de ce créateur pour les gens humbles et anonymes des quartiers populaires. Humaniste doté d’une sensibilité sociale, il poursuit dans ce roman son observation minutieuse de la condition humaine. Intellectuel de gauche et artiste engagé, il manifeste ses indignations au détour des pages.
[…]
À l’arrière plan de 20h17, rue Darling, on entend la Sonate pour violoncelle et piano no 3 de Beethoven, dont les rythmes syncopés et lyriques traduisent la tristesse et la douleur inexprimable de ce premier roman, dont on sort profondément ému.

Suzanne Giguère
La Presse, 23 février 2003