Programme hiver-printemps 2017 chez Lux Éditeur

Publié le 12 janvier 2017, dans Nouvelles

La saison de l’hiver et du printemps 2017 de Lux Éditeur sera marquée par la publication, en février, de l’essai Ne renonçons à rien, un témoignage de l’expérience de la tournée «Faut qu’on se parle», signé par ses principaux animateurs: Jean-Martin Aussant, Claire Bolduc, Véronique Côté, Maïtée Labrecque-Saganash, Aurélie Lanctôt, Karel Mayrand, Gabriel Nadeau-Dubois, Will Prosper et Alain Vadeboncoeur. Cet essai, fruit d’une tournée dont le succès a dépassé toutes les attentes de ses organisateurs, porte un regard lucide mais essentiellement optimiste sur le Québec. Les temps sont durs, les vents contraires, mais rien n’est perdu dans une société riche et créative comme la nôtre, où les désirs d’agir, de créer, d’apprendre et de bâtir sont encore vivants. Tel est le message de ce livre: ne renonçons ni à ce que nous avons été ni à ce que nous sommes, et surtout ne renonçons pas à nous battre pour ce que nous pouvons encore devenir.

Trois livres aux qualités littéraires remarquables sont dignes de mention dans notre programme de l’hiver et du printemps : Camarade, ferme ton poste, du cinéaste Bernard Émond, publié en janvier, est un livre d’une grande sensibilité morale et intellectuelle, qui défend l’espérance sans optimisme. Chasseur d’histoires, livre posthume du grand écrivain Eduardo Galeano, paraîtra en avril. Une fois encore, une dernière fois dans sa vie, Eduardo Galeano s’est engagé dans la jungle du monde pour y chasser des anectodes, petites histoires qui font la grande, qu’il a disposées avec amour et humour dans ce livre testament, qui est aussi le plus autobiographique de ses écrits. Le roman Ombres d’hommes, de James Tully, sera publié en mai. Ce roman, paru en anglais dans les années 1930, raconte la vie des hobos, ces individus que la crise de 1929 a mis à la rue, et qui parcouraient le pays dans les trains, en passagers clandestins, à la recherche de menus travaux et d’aventures.

Fidèle à sa tradition, Lux Éditeur publie en mars une Histoire populaire… du sport aux Etats-Unis, du journaliste sportif Dave Zirin. Voilà un livre qui raconte les histoires captivantes d’athlètes qui ont su mettre leurs exploits sportifs au service de la justice et de la liberté, celles des Noirs, des femmes et des victimes des préjugés de leurs époques. On y croise des figures connues, comme Mohamed Ali et Jackie Robinson, mais aussi quantité de héros aujourd’hui oubliés dont la vie a été exceptionnelle, les actes admirables. «Le sport a parfois entravé les soulèvements sociaux, mais il a tout aussi souvent galvanisé le corps politique», soutient dans cet ouvrage le journaliste sportif Dave Zirin. En avril, paraîtra un autre livre important dans notre collection «Mémoire des Amériques»: Printemps de force. Une histoire du mouvement étudiant au Québec d’Arnaud Theurillat-Cloutier. Cet ouvrage magistral raconte l’histoire du mouvement étudiant québécois des années 1960 jusqu’à nos jours.

Lux Éditeur publiera également trois essais de sciences humaines. En mars, paraîtra L’ère du temps. Modernité capitaliste et aliéanation temporelle du politologue Jonathan Martineau. Ce livre étudie l’histoire de notre rapport au temps producteur de relations sociales, de valeur, de rapports de pouvoir, et à ses institutions. De l’apparition des premières horloges à nos jours, en passant par l’établissement du temps universel standard, l’auteur retrace ici l’ascension hégémonique du temps abstrait qui enchaîne différentes temporalités sociales aux fins du développement capitaliste. Toujours en mars, sera publié Qu’est-ce qu’un gouvernement socialiste? Ce qui est vivant et ce qui est mort dans le socialisme du philosophe Franck Fischbach. Par un retour aux propositions philosophiques qui sont à la base de la pensée socialiste, notamment formulées par Hegel, Durkheim et Marx, Franck Fischbach définit un socialisme conscient de la rationnalité du social, un socialisme de coopération entre égaux dont la tradition n’a été épuisée ni par l’État social ni par le socialisme «réel», loin de là. Finalement, sera publié en mars, L’économie politique du XXIe siècle. De la valeur-capital à la valeur-travail de l’économiste François Morin. Dans le contexte actuel où s’enchaînent toujours plus brutalement des crises économiques majeures provoquées par les formes financiarisées de la valeur-capital, c’est à une refondation du système économique qu’appelle François Morin dans cet ouvrage ambitieux et original.