Se réapproprier le travail d’urgence, par Frédéric Spinhirny, sur nonfiction.fr

Publié le 15 mars 2016, dans Revue de presse

L’œuvre de Franck Fischbach, professeur à l’université de Strasbourg et héritier de l’École de Francfort,  vient de trouver sa cohérence en répondant à une critique que nous pouvons légitimement asséner à la philosophie quand elle nous parle du quotidien. En effet, ce spécialiste de philosophie allemande a réalisé de nombreux ouvrages aux titres révélateurs : La production des hommes (2005) ; Sans objet. Capitalisme, subjectivité, aliénation (2009) ; La privation de monde. Temps, espace et capital(2011). Le constat est ainsi bien analysé théoriquement : il y a une faillite de la communauté politique et une dégradation, voire une perte du sens social. Mais il n’est pas si facile pour un philosophe de sortir de l’impasse dans laquelle tombe l’intellectuel décliniste et éloigné du monde. C’est pourtant la prouesse effectuée par Fischbach et que nous observons dès les premières pages de son essai. L’auteur s’attaque à dégager positivement les dispositifs permettant à nouveau de croire au social, à refaire le social, sans jamais galvauder ce terme pourtant tombé largement dans les rets de la communication politique.

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Frédéric Spinhirny, nonfiction.fr, 15 mars 2016