Territoire et espaces libérés

Publié le 24 janvier 2018, dans Événements Territoire et espaces libérés

Présentations de militant.es et discussion collective à l’occasion de la sortie en français de l’ouvrage Pour une Géographie anarchiste, de Simon Springer.

Organisé par Stasis- groupe d’enquête sur le contemporain et Lux Editeur.

Entrée gratuite.

Petit goûter et boissons servis sur place.

Quand: 15 février 2018, 18 h

Où: Coop Les Récoltes, 1679-1681 rue St-Denis, Montréal

 

Grâce aux ouvrages de David Harvey, Mike Davis ou même Henri Lefebvre, on connaît aujourd’hui la géographie radicale ou critique née dans le contexte des luttes politiques des années 1960 aux États-Unis et qui a, comme le disait Harvey, donné à Marx «la dimension spatiale qui lui manquait». Dans ce livre, Simon Springer enjoint aux géographes critiques de se radicaliser davantage et appelle à la création d’une géographie insurrectionnelle qui reconnaisse l’aspect kaléidoscopique des espaces et son potentiel émancipateur, révélé à la fin du XIXe siècle par Élisée Reclus et Pierre Kropotkine, notamment.

 

Présentations:

Contrôle de l’espace et pratiques de résistance – Annabelle Rivard

À l’heure où les nouvelles technologies deviennent centrales dans la gouvernance de l’espace – qu’il s’agisse des villes intelligentes, de la gouvernance algorithmique, de l’urbanisme sécuritaire ou de la gestion des catastrophes climatiques –, quelles sont les nouvelles manières de se représenter la façon dont les relations spatiales sont affectées par le capitalisme contemporain? En quoi la position anarchiste en géographie peut-elle nous aider dans l’élaboration de perspectives révolutionnaires? Annabelle Rivard présentera quelques hypothèses politiques de déprise et de relocalisation des pratiques de résistance qui traversent le mouvement anticapitaliste contemporain.

 

La terre anarchique : sous les infrastructures, la plage ! – Philippe Blouin

On a souvent souligné la remarquable continuité entre les formations politiques et géographiques. Ainsi, pour prendre le contrôle des foyers de regroupement et des axes de communication d’une terre qu’elles tentent de conquérir, les entreprises coloniales vont souvent jusqu’à recréer de toutes pièces un territoire à leur image. Mais au-delà de la critique de l’infrastructure, que pouvons-nous dire du territoire qui précède l’aménagement colonial? Comment penser son caractère «anarchique»?

Autre panéliste à confirmer…

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