Voir, 10 mars 2011

Publié le 10 mars 2011, dans Revue de presse

Il peut sembler paradoxal qu’un réalisateur avance qu’il y a trop d’images. Pourtant, en peu de mots, en s’appuyant notamment sur les réflexions de George Steiner, Bernard Émond sait nous convaincre, ou nous rappeler, que nous sommes bel et bien bombardés chaque jour par un trop-plein d’images. Du coup, l’anthropologue devenu cinéaste offre quelques clés pour combattre ce qu’il appelle le tintamarre ambiant. Composé de courts textes (conférences, présentations de scénarios, éloges funèbres, etc.), ce recueil bénéficie d’une écriture claire, concise, accessible, de même que d’exemples on ne peut plus éloquents. Si l’ensemble lu d’un trait peut paraître redondant, force est d’admettre qu’au fil du temps, Bernard Émond demeure fidèle à ses convictions profondes alors que sa pensée s’affine à l’écran comme à l’écrit.

Manon Dumais, Voir, 10 mars 2011

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